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Assemblée nationale

Jeudi 11 octobre dernier, je votais une motion de rejet préalable sur la proposition de loi relative à l’inclusion des élèves en situation de handicap. Depuis, avec certains de mes collègues, nous faisons l’objet des critiques les plus virulentes, sur l’initiative de François Ruffin.

Face aux inquiétudes, légitimes, je tiens à expliquer ici les raisons de mon vote.

Tout d’abord, je souhaite dénoncer la méthode utilisée par certains députés de l’opposition : en appeler au déni de justice dont je pourrais être coupable, crier au refus du dialogue ou à l’absence de volonté de concertation est tout simplement faux et de mauvaise foi. Faux, quand l’on comprend la portée réelle de cette proposition de loi et de mauvaise foi quand l’on sait l’action que la majorité mène depuis 16 mois en faveur de l’inclusion des personnes handicapées.

La proposition de loi en question porte des idées discutables mais insuffisantes ou déjà mises en œuvre. Il méconnait la réalité du terrain : par exemple, lorsque cette proposition de loi cherche à créer un statut d’aidant, contrairement à ce qui est voulu par le collectif des AESH ou quand il impose des délais de traitement de dossiers qui sont intenables pour les acteurs locaux…

Les associations d’aide aux personnes handicapées elles-mêmes le reconnaissent : ce texte ne prenait pas la problématique dans sa globalité, et ne répondait pas aux enjeux.

Car la situation des personnes handicapées et notamment leur inclusion dans la société, et donc à l’école, est loin de faire l’objet de « rejet », de « mépris », de « déni », comme pourraient le faire croire d’autres parlementaires rodés au jeu de l’affichage politique.

Que faisons-nous ? 341 500 élèves en situation de handicap scolarisés à la rentrée 2018 soit 20 000 de plus que l’an dernier, 253 nouvelles unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) créées pour cette rentrée, portant à 8 814 le nombre d’ULIS sur le territoire.

Le budget pour 2019 prévoit le financement de 12 400 AESH, dont 6 400 accompagnants supplémentaires au titre de la poursuite du plan de transformation des contrats aidés en AESH et 6 000 AESH supplémentaires financés.

Et parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une politique de chiffres mais bien d’une réforme en profondeur du système, le Gouvernement présentait un plan pour une Ecole de la République pleinement inclusive en juillet dernier, dans le but d’accompagner cette transformation tout au long du quinquennat.

Nos opposants usent des paroles, nous préférons les actes. Ils usent de démagogie, nous préférons la pédagogie. Avec le Gouvernement et la majorité, nous œuvrons pour que les choses changent et nous maintiendrons notre cap d’ici 2022, dans le respect et l’écoute de toutes les parties prenantes et avec la dignité que mérite ce sujet grave.


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