Circonscription

Les 3 ateliers citoyens de Montélier, Taulignan et Die en mars et avril dernier sur la thématique des mobilités ont permis de vous présenter le projet de loi, de débattre avec vous et de recueillir vos avis de citoyens et d’usagers.

La mobilité est l’affaire de tous et la période récente nous le rappelle : la réaction légitime des usagers de voitures thermiques sur l’augmentation du prix des carburants quand il n’existe pas d’alternatives ; tout comme les contributions relatives à la mobilité lors du Grand Débat national.

Chacun est conscient de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique en modifiant sa façon de se déplacer. Mais tout le monde n’est pas égal face aux solutions de remplacement de l’usage individuel de la voiture, et particulièrement dans nos territoires ruraux.

Vos contributions ont été essentielles pour alimenter le travail de députée de Célia de Lavergne à Paris, notamment dans le cadre de l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) actuellement examiné à l’Assemble nationale. Vos contributions inspireront des amendements, interventions, questions écrites ou questions informelles au Gouvernement pendant l’examen du texte en mai.

 

Depuis de nombreuses années, le projet de loi d’orientation des mobilités est le premier texte débattu à l’Assemblée nationale de cette ampleur.

Il est inspiré par 4 grands objectifs.

  • Apporter des solutions alternatives à l’usage individuel de la voiture
  • Développer l’innovation et les nouvelles solutions de mobilité
  • Réduire l’empreinte environnementale des transports
  • Investir dans les infrastructures qui améliorent les déplacements du quotidien.

Par ce texte, l’État affirme une nouvelle méthode de travail avec les acteurs concernés : L’État finance des infrastructures sur la base d’un plan de programmation sur dix ans qu’il inscrit dans la loi ; L’État joue un rôle clé de facilitateur de projets au plus proche des territoires, en leur fournissant les outils nécessaires à l’émergence et l’élaboration de nouvelles solutions de mobilité.

 

Le calendrier

Les principaux enseignements des ateliers

Le projet de loi d’orientation des mobilités a reçu un bon accueil général des participants, ses orientations allant dans le sens des grandes évolutions que connaissent les mobilités. Certains points de vigilance ont toutefois attiré l’attention des citoyens ayant participé.

 

Les constats suivants ont émergé au sein de chacun des ateliers :

  • Favoriser l’usage du vélo, par le développement de possibilités de stationnement sécurisés, le transport de vélos dans les transports collectifs (trains, bus) ainsi que l’augmentation du nombre d’infrastructures cyclables entre pôles urbains et non uniquement en centre-ville.

 

  • Renforcer la sécurité des cyclistes supposerait une extension de la responsabilité des automobilistes en cas d’accident avec des cyclistes.

 

  • Travailler sur l’empreinte écologique des véhicules électriques qui présentent des avantages en termes de réduction des émissions de CO2 mais pour lesquelles persistent encore certaines interrogations sur la conception des véhicules, et notamment la composition en lithium des batteries. Le développement d’une filière française ou européenne de recyclage des batteries, dans un objectif d’économie circulaire, est à promouvoir et organiser.

 

  • Développer la filière hydrogène, dans laquelle de nombreuses entreprises et associations drômoises sont précurseures et investies : les véhicules alimentés en hydrogène, complémentaires de véhicules propres, sont à industrialiser.

 

  • Inciter les citoyens à limiter un certain nombre de déplacements par le développement du télétravail ou l’adaptation des horaires de certains services publics et plus largement en développant une politique d’aménagement urbain adaptée aux besoins des habitants en termes de transport.

 

  • Accompagner techniquement et financièrement les collectivités qui prendront la nouvelle compétence « mobilités », afin d’agir au plus près des besoins des territoires. Cette nouvelle compétence devra s’appuyer sur le recueil de l’avis des usagers sur leur habitudes de déplacement et par une meilleure diffusion auprès d’eux des services et des aides à la mobilité.

Des contributions adaptées aux spécificités de chaque territoire sont apparues au gré des ateliers. Bien consciente de la diversité de la circonscription, le choix de la députée d’organiser 3 ateliers dans 3 villes différentes avait aussi pour but de recueillir des avis mettant en valeur ces spécificités. Ces spécificités ont permis de dégager des constats et points de vigilance et d’établir des solutions à l’image des particularités des territoires.

Des points de vigilance liés aux particularités des territoires

  • Des difficultés existent pour certains écoliers, collégiens et lycéens qui effectuent les trajets de leur résidence aux établissements scolaires et aux événements qui leur sont dédiés (salons étudiants, concours…).

 

  • Certains usagers peinent à se saisir des différentes offres de transport et aides à la mobilité par manque d’information et d’orientation.

 

  • La pratique de la marche est insuffisamment prise en compte dans les politiques de mobilités. Le manque d’infrastructures liées à la mobilité piétonne (chaussées, tunnels) diminue les possibilités des personnes à mobilité réduite de se déplacer. La pratique de la marche est exclue des politiques de mobilité. Le manque d’infrastructures liées à la mobilité piétonne (chaussées, tunnels) diminue les possibilités pour se déplacer, en particulier celles des personnes à mobilités réduites.

 

  • Le train doit être abordé comme un « élément de vie »des territoires. Il contribue à la vitalité économique, sociale et culturelle des zones qu’il dessert. Il est nécessaire de recréer de nouvelles lignes régulières, pour que les usagers se réapproprient ce mode de transport. L’usage individuel de la voiture ne pourra pas disparaître dans les zones rurales. En effet, les habitants des zones rurales ont, plus que d’autres, le besoin d’effectuer des déplacements pour lesquels ils ne bénéficient que d’une offre limitée de solutions de remplacement.

 

  • La gestion de la régulation des rapports de travail entre travailleurs indépendants et plateformes numériques est actuellement régie par une charte alors même que cela relèverait vraisemblablement plutôt du code du travail.

 

Des propositions adaptées aux spécificités des territoires

  • Stimuler l’usage du train en favorisant les investissements de rénovation des infrastructures. Les collectivités devraient être également davantage associées aux choix des sociétés de transports, pour leur connaissance des enjeux de dessertes.

 

  • Développer le fret ferroviaire par une politique ambitieuse créant les conditions de sa compétitivité et de sa valorisation.

 

  • Permettre des usages partagés de transports collectifs en donnant la possibilité aux lycéens et collégiens d’emprunter les lignes régulières et aux usagers d’utiliser les lignes scolaires.

 

  • Simplifier les formalités administratives des aides à la mobilité et renforcer et mettre en place des« référents mobilité citoyens »dans les communes ou les collectivités chargés d’orienter les usagers.

 

  • Favoriser l’usage de l’auto-stop ou « covoiturage spontané » en milieu rural : cela requiert d’augmenter le nombre de signalisations destinées à l’activité et de développer un climat de confiance entre conducteurs et auto-stoppeurs. Favoriser cet usage contribue à une forme de lien social.

 

  • Développer les mobilités propres en stimulant l’autopartage de véhicules à hydrogène et électriques et en développant les aides pour la transformation d’un véhicule thermique en un véhicule propre.

 

  • Agir sur la diffusion de particules fines émises par l’abrasion des pneus et des freins.

 

  • Permettre aux professionnels utilisant leurs voitures de fonction pour leurs trajets professionnels d’utiliser les plateformes de covoiturage.

 

Grâce aux contributions, commentaires, points de vigilance et propositions des citoyens, Célia de Lavergne pourra s’investir pleinement à l’Assemblée nationale pour travailler le texte selon ces contributions mais aussi en participant aux débats, en interrogeant les ministres, rapporteurs et responsables du texte, à l’oral ou par écrit, ou encore en déposant à titre personnel ou avec le groupe La République en Marche des amendements.

 


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.