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Assemblée nationale

J’ai voté cette semaine, aux côtés de 359 de mes collègues, le projet de loi sur la bioéthique.

 

Ce texte a fait couler beaucoup d’encre, il a fait la une des médias et il a sans doute animé vos discussions parfois depuis plusieurs mois. Et c’est tout naturel !

Car ce texte parle de sujets qui nous concernent tous et il est essentiel que vous vous y soyez intéressé. Ce texte parle de procréation médicalement assistée (PMA) mais ne se limite pas à cela.

En effet, d’autre sujets essentiels sont abordés :

  • La sécurisation de la filiation pour les enfants issus de PMA, pour mieux protéger l’enfant né de PMA
  • La levée de l’anonymat du don pour les enfants issus d’une PMA avec don, qui pourront avoir accès à leurs origines une fois adultes
  • La conservation de gamètes
  • La facilitation des dons d’organes croisés pour augmenter les chances de trouver des donneurs compatibles et sauver davantage de vies
  • L’encadrement du traitement algorithmique de l’intelligence artificielle sur les données de santé, en ajoutant de l’humain aux diagnostics réalisés
  • L’encadrement de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires, afin de mettre les limites qui nous semblent les bonnes au progrès et à la science pour éviter le détournement de la recherche
  • Et évidemment, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, qu’elles soient en couple ou seules.

Cette ouverture permet d’offrir un traitement aussi équitable que possible pour les couples, hétérosexuels ou homosexuels et les femmes qui portent un projet de parentalité. Il répond au 3% de nouveau-nés chaque année de PMA en France, dont certaines réalisées à l’étranger favorisant le « tourisme procréatif », ou de façon « artisanale » dans des conditions précaires ou éloignées d’un projet familial adapté, souvent onéreuses et fatigantes.

La PMA est une réalité, déjà existante, d’avant même cette loi : elle se devait d’être accompagnée pour toutes et rendue plus juste et plus égalitaire.

Ce sujet est un débat de société : aucune vérité n’est absolue. Comme législateurs, nous avons fait le choix de répondre à une demande sociétale forte, de corriger une inégalité entre toutes les femmes, et d’accompagner celles qui portent un désir d’enfant.

Nous pouvons être fiers du débat apaisé qui s’est déroulé, tant dans l’hémicycle que lors de la concertation préalable. Toutes les convictions ont pu s’exprimer, être entendues. Ce projet de loi doit être perçu comme une avancée sociétale pour répondre aux familles en souffrance, et de cela, nous pouvons être fiers !

Enfin, je tiens à souligner le caractère apaisé des débats, dans le respect des opinions et des convictions. Cet état d’esprit, permis par un travail préalable de longue haleine entre gouvernement, majorité et oppositions, démontre la capacité du Parlement à se saisir de sujets de société et à permettre des avancées sociétales fortes attendues par nos concitoyens, sans théâtralisation ou agressivité. De cela également je suis fière !


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